(BFM Bourse) - L'indice phare de la Bourse de Paris peine à avancer alors que la tension reste vive autour de la dette française.
Le CAC 40 avance timidement ce vendredi 2 octobre. L'indice phare de la place de Paris prend 0,5% à 7.873,68 points à la mi-séance.
La tension reste toutefois vive. Les rendements obligataires se détendent légèrement, après avoir flambé ces derniers jours, les cours du pétrole se repliant ce vendredi.
Le contrat de décembre sur le Brent de mer du Nord abandonne 2,9% à 99,75 dollars le baril tandis que celui sur le WTI coté à New York perd 3,8% à 89,38 dollars le baril.
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Le projet de budget 2027 fait un four
La chute des cours de l'or noir survient alors que plusieurs médias rapportent que la France aurait proposé de libérer 50 millions de barils de bruts et 50 millions de barils de diesel dans les réserves stratégiques des pays de l'Union européenne, de sorte à réduire les prix à la pompe.
Le président de la République française, Emmanuel Macron, a appelé ce vendredi les pays du G7 à "agir de manière concertée" pour réduire les prix du carburant.
Avec la baisse des cours du pétrole, les taux obligataires reculent. Le rendement sur le titre de dette de l'Allemagne se détend de 7 points de base (0,07 point de pourcentage), celui du Royaume-Uni de 6 points de base.
Mais le taux de la France, lui, est le seul à augmenter (1 point de base) en Europe de l'Ouest. Le rendement atteint 4,92% et l'écart avec l'Allemagne pointe à 151 points de base, soulignant le stress du marché sur la signature française.
"Les inquiétudes budgétaires et politiques en France continuent de peser sur la dette de la zone euro et commencent à se transmettre à d’autres marchés périphériques (d'autres pays de la zone euro, NDLR)", souligne John Plassard de Cité Gestion.
Le projet de loi de finances présenté jeudi par le gouvernement n'a pas rassuré grand monde.
L'agence de notation Moody's s'est montré bien sceptique ce vendredi. "L'adoption de ces deux projets de loi de finances (le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, NDLR) est loin d'être certaine, car les tensions politiques risquent de s'intensifier au sein d'un Parlement français très morcelé à l'approche de l'élection présidentielle d'avril 2027 et des élections législatives qui devraient suivre", prévient-elle.
"De plus, la forte hausse des taux des obligations d'État françaises observée ces derniers mois accentue les risques qui pèsent sur la solidité budgétaire de la France si les coûts d'emprunt devaient se maintenir durablement à des niveaux proches ou égaux à leurs plus hauts actuels", ajoute l'agence.
La banque Barclays dresse un constat similaire. La banque britannique doute que l'exécutif tienne son objectif d'un déficit public limité à 5% car primo ses projections de croissance sont optimistes, secundo l'impact de la hausse des rendements obligataires n'est pas incluse dans son scénario central, tertio la moindre concession faite à l'opposition pour diluer l'effort d'assainissement des finances publiques, pointe l'établissement britannique.
Les investisseurs surveilleront ce vendredi la publication du rapport sur l'emploi américain pour le mois de septembre. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal attendent en moyenne 84.000 créations de postes, et un taux de chômage à 4,1%.
Sur les valeurs, Sanofi chute de 3,5% alors que le marché révise son jugement sur l'accord noué jeudi avec l'américain Regeneron.
Du côté des plus petites valeurs, Stif s'effondre de 54% plombé par Tesla qui a désormais décidé de se passer de ses services pour son nouveau système de stockage de batteries.
Sur les changes, l'euro est stable face au dollar à 1,1242 dollar.
